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Le Sénégal renforce son engagement dans la mise en œuvre du Pacte mondial pour les migrations à Johannesburg :


Le Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI) a pris part à l’Atelier régional de renforcement des capacités sur le rapportage national du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières (PMM), tenu les 14 et 15 janvier 2026 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Organisé par le Réseau des Nations Unies sur les migrations, à travers l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DAES/ONU), cet atelier s’inscrit dans les préparatifs du Forum d’examen des migrations internationales (IMRF) prévu en mai 2026 à New York.

Une participation sénégalaise active et engagée

Le Sénégal était représenté par Madame Dieynaba TOURE, Directrice des Affaires juridiques et consulaires au Ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur (MIAAESE), et par l’Adjudant de police Bara NIANG, Responsable du Centre de Collecte et d’Analyse des Données Migratoires (CCADM) du CILMI.

Aux côtés des délégations de plusieurs pays africains, notamment le Botswana, le Gabon, la Gambie, le Kenya, le Libéria, le Malawi, le Nigéria, la Sierra Leone, l’Afrique du Sud, l’Ouganda et le Zimbabwe, le Sénégal a activement contribué aux échanges sur les mécanismes de mise en œuvre, de suivi et d’examen du PMM.

La position du Sénégal réaffirmée

Lors des différentes sessions, la délégation sénégalaise a réaffirmé l’engagement constant du Sénégal en faveur de la lutte contre la migration irrégulière et de la promotion d’une migration régulière, sûre et ordonnée, conformément aux objectifs du Pacte mondial pour les migrations.

Le Sénégal a également partagé son expérience en matière de gouvernance migratoire, en mettant en avant :

  • la Stratégie nationale de lutte contre la migration irrégulière (SNLMI) ;
  • le rôle central du CILMI dans la coordination des actions migratoires ;
  • l’importance du CCADM dans la collecte, l’analyse et l’exploitation des données migratoires ;
  • l’approche globale et inclusive de la politique migratoire nationale.

Vers l’élaboration du premier rapport volontaire du Sénégal

Les échanges ont permis de souligner que le Sénégal n’a pas encore produit de rapport national volontaire du PMM, condition essentielle pour une participation effective à l’IMRF. À cet effet, la délégation sénégalaise a plaidé pour un appui technique et financier des agences du Système des Nations Unies, notamment l’OIM, qui s’est dite disponible à accompagner le Sénégal dans l’élaboration de son rapport.

Une feuille de route nationale a ainsi été esquissée, reposant sur :

  • la mobilisation de l’ensemble des acteurs institutionnels et non institutionnels du secteur migratoire ;
  • le renforcement des capacités nationales sur les objectifs et indicateurs du PMM ;
  • l’amélioration de la coordination et de la digitalisation des données migratoires ;
  • l’organisation de consultations inclusives avec toutes les parties prenantes.

Une dynamique renforcée pour 2026

À travers cette participation, le Sénégal confirme sa volonté de s’inscrire pleinement dans la dynamique régionale et internationale de gouvernance des migrations et de contribuer activement aux discussions mondiales prévues lors de l’IMRF 2026.

Le CILMI, en tant qu’organe central de coordination, réaffirme son engagement à œuvrer, avec l’appui de ses partenaires, pour une gestion efficace, humaine et responsable des migrations, au service du développement national et de la protection des migrants.