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Participation du CILMI à une consultation sur la protection des enfants et des jeunes contre la traite des êtres humains et les risques liés à la migration irrégulière.


Le Cilmi a eu le plaisir de participer, du 14 au 16 octobre 2026, sur invitation de l’Église Protestante du Sénégal (EPS), en partenariat avec la Conférence des Églises de Toute l’Afrique (CETA), à une consultation sur la protection des enfants et des jeunes contre la traite des êtres humains et les risques liés à la migration irrégulière. Cette rencontre a réuni des représentants religieux, des acteurs institutionnels, des organisations de la Société civile autour de la nécessité de renforcer la prévention, la sensibilisation et les mécanismes communautaires de protection de l’enfance. Elle visait notamment à consolider les capacités des acteurs de proximité, à promouvoir la responsabilité des communautés religieuses et à favoriser une mobilisation collective face aux risques de traite, d’exploitation, de maltraitance et de recrutement des jeunes dans des parcours migratoires dangereux.
La méthodologie a reposé sur des exposés d’experts notamment sur la responsabilité chrétienne dans la protection des enfants contre la traite et la migration irrégulière, la traite des enfants ainsi que la protection des adolescents face aux risques numériques et au recrutement en ligne.
Les discussions ont souligné le rôle stratégique des religieux dans la prévention, en raison de leur proximité avec les communautés.
La participation du Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI) a constitué une opportunité de présenter aux participants la genèse de l’institution, le contexte de sa création, ses missions, ses réalisations, ses défis et ses perspectives.
Cette communication a permis de mieux faire connaître le positionnement du CILMI dans le dispositif national de gouvernance migratoire, notamment sa vocation interministérielle et son rôle de coordination des interventions des acteurs de la migration, de mise en cohérence des initiatives et de promotion des orientations nationales de lutte contre la migration irrégulière.
L’intervention a également permis de rappeler que la lutte contre la migration irrégulière ne saurait se limiter aux réponses sécuritaires. Elle nécessite aussi une démarche complémentaire intégrant la prévention, la protection des migrants vulnérables, la gestion des retours et la réinsertion, ainsi que la mobilisation des acteurs sociaux et communautaires.
La déclaration finale a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la collaboration institutionnelle, les mécanismes de protection, les stratégies de prévention et la mobilisation des ressources pour lutter efficacement contre la traite des personnes et les risques liés à la migration irrégulière des enfants, des adolescents et des jeunes.